Tout savoir sur la douleur

Douelurs

 

Qu’est-ce que la douleur ?

La douleur est un phénomène complexe, subjectif, qui peut être ressenti différemment suivant l’individu et son environnement. La douleur est conditionnée par deux principaux facteurs : la perception et la sensation. La perception est un phénomène sensoriel transmis au cerveau par les neurones sous la forme d’un signal électrique.

Elle varie selon le stimulus qui génère ce signal électrique. La sensation, quant à elle, résulte du processus d’interprétation de ce signal électrique par notre cerveau qui dépend, entre autres, de l’état de santé de chaque individu, de son âge et de l’environnement. Une même douleur peut ainsi être ressentie de manière différente suivant les personnes.

Quand la douleur devient pathologique… La douleur « aiguë » joue un rôle d’alarme pour notre organisme : elle est censée s’atténuer et disparaître avec la guérison, la cicatrisation ou encore la fin du stimulus qui l’a provoqué. Ce n’est malheureusement pas le cas dans de nombreuses maladies inflammatoires (comme la polyarthrite rhumatoïde), lors de lésions neurologiques (liées au diabète, consécutives à un accident vasculaire cérébral ou à une poussée de sclérose en plaques) ou encore dans certains cancers. Ces maladies génèrent des douleurs chroniques. Devenues pathologiques, ces douleurs sont souvent intenses et résistantes aux thérapies actuelles.

Plusieurs types de douleurs

On distingue plusieurs types de douleurs suivant leur origine : les douleurs inflammatoires (douleurs articulaires ou celles qui apparaissent lors d’une infection) ;

Les douleurs neuropathiques (associées à une lésion du système nerveux)

Les douleurs mixtes, qui associent les deux précédentes (comme une lombo-sciatique ou après une intervention chirurgicale) ;

Les douleurs dysfonctionnelles (comme lors de la fibromyalgie ou les troubles fonctionnels intestinaux), pour lesquelles aucune lésion ne peut être identifiée. Comment se forme le message douloureux dans l’organisme?

A l’origine de la douleur, il y a un stimulus : le froid, la chaleur (une brûlure par exemple), une pression mécanique, des agents chimiques, une réaction inflammatoire… Ce stimulus va activer les terminaisons nerveuses de neurones spécialisés dans la perception de la douleur. Ces terminaisons nerveuses sont situées dans la peau, les muscles, les articulations, mais également les organes (tube digestif, cœur...).

À leur surface, on trouve de petites protéines qui forment des canaux et qui régulent le passage des ions (sodium, potassium, calcium…) entre l’extérieur et l’intérieur du neurone : ce sont des canaux ioniques. Lorsque les terminaisons nerveuses sont activées par un stimulus, les canaux s’ouvrent et le passage des ions à travers ces canaux produit un signal électrique.

Ce signal se propage ensuite le long des fibres nerveuses jusque dans la moelle épinière, où il provoque la libération de petites molécules (neurotransmetteurs). Ces petites molécules déclenchent à leur tour l’ouverture d’autres canaux ioniques appartenant à des neurones « relais », générant à nouveau un signal électrique qui est transmis ensuite au cerveau. C’est ce dernier qui traduit le signal électrique en douleur ressentie.

Comprendre la douleur pour la soulager

La recherche en matière de douleur est particulièrement active, et a progressé au cours des dernières années. Par exemple, on sait aujourd’hui que des variations génétiques expliquent la différence de réponse d’un patient à l’autre pour un même analgésique, ou l’apparition d’effets indésirables. Les scientifiques ont en outre identifié de nouveaux acteurs de la douleur, des molécules et des cellules, et ont fait progresser l’imagerie cérébrale pour visualiser et même quantifier cette douleur. Ces préalables sont indispensables pour mettre au point de nouvelles modalités de prise en charge médicamenteuse de la douleur.

Source: Fondation pour la recherche médicale

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